NOUVELLES EROTIQUES Tome 2 (2025)

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10 - Retour au bled

 

L’aube se lève lentement sur les pentes du Haut Atlas. La lumière bleutée de la nuit se retire doucement des montagnes, révélant les vallées encore plongées dans le silence.
Aïcha est déjà prête.
Sa fouta rayée est serrée à la taille, et son burnous de laine écrue tombe en plis épais sur ses épaules. Autour de sa tête, son foulard rouge et ocre est noué avec précision pour tenir face au vent des hauteurs.
Elle ouvre la barrière de l’enclos.
Les chèvres sortent en un flot pressé : sabots qui frappent la terre, bêlements impatients, clochettes qui tintent doucement. Certaines sont noires, comme la roche volcanique, d’autres, blanches, avec des taches brunes.
Mais ce matin, quelqu’un d’autre se tient près de l’enclos. Un jeune homme observe la scène avec des yeux pleins d’étonnement.
C’est Yanis, son cousin. Il est arrivé la veille depuis Paris, après un long voyage en bateau et en bus. Aïcha ne l’avait pas revu depuis qu’il était enfant.
Pour lui, tout est nouveau. Le silence des montagnes. L’air froid du matin. L’odeur du troupeau.
Ses vêtements contrastent avec ceux d’Aïcha. Il porte un survêtement, des chaussures de sport encore propres. Ses cheveux sont encore un peu en bataille après la nuit passée chez la famille.
Il regarde les chèvres sortir comme une rivière vivante.
— Elles vont toutes nous suivre comme ça ? demande-t-il, étonné.
Aïcha sourit légèrement. Elle prend son long bâton de berger, et crie :
— « Yallah ! Yallah ! »
Immédiatement, le troupeau se met en marche sur le chemin qui monte vers les pâturages.
Yanis les suit, maladroit sur les pierres. Le sentier serpente entre des terrasses d’oliviers et des pentes couvertes de thym et de romarin sauvage. L’air devient plus parfumé à chaque pas. Les chèvres avancent avec une aisance incroyable, bondissant d’un rocher à l’autre.
Yanis, lui, glisse presque une fois. Aïcha rit doucement.
— La montagne, elle teste les nouveaux.
Ils montent encore. Derrière eux, le village devient petit, presque minuscule. Devant eux s’ouvrent les vastes paysages du Haut Atlas : des crêtes ocre, des vallées profondes, et au loin des sommets rocheux.
Le soleil apparaît enfin. La lumière dorée inonde les montagnes et éclaire le troupeau qui avance comme une nuée blanche et noire sur la pente.
Yanis s’arrête un instant.
Il regarde l’horizon immense, respire profondément l’air froid et sec, et comprend soudain qu’il est entré dans un monde totalement différent de celui qu’il connaît.
Aïcha, elle, continue d’avancer avec le troupeau. Sans se retourner, elle lui lance :
— Viens. La montagne est grande. Et aujourd’hui, tu vas apprendre à marcher avec elle.
Le chemin devient plus étroit à mesure qu’ils montent vers les pâturages d’altitude du Haut Atlas. Le troupeau ralentit. Les chèvres se dispersent sur une pente couverte d’herbes courtes et de petites fleurs violettes qui poussent entre les rochers. Les clochettes tintent de façon irrégulière, un son léger qui se mélange au vent.
Aïcha s’arrête près d’un gros rocher plat, chauffé doucement par le soleil naissant. Elle pose son bâton et s’assoit. Yanis arrive derrière elle, encore un peu essoufflé.
— On s’arrête déjà ?
Aïcha lui fait signe de s’asseoir.
— Non. On écoute.
Yanis fronce les sourcils, mais s’assoit à côté d’elle. Au début, il n’entend presque rien. Seulement le vent. Puis, peu à peu, les sons apparaissent. Le bruit sec d’un sabot contre une pierre. Le tintement d’une clochette quelque part plus haut dans la pente.
Et surtout, le silence immense autour.
Devant eux, la montagne s’ouvre comme une mer figée. Des vallées profondes plongent vers l’horizon. Les roches rouges et ocre prennent une couleur presque rose sous la lumière du matin. Un aigle plane très haut dans le ciel. Aïcha sort de son sac un petit morceau de pain rond et un peu de fromage de chèvre enveloppé dans un tissu. Elle coupe deux morceaux.
Le fromage a une odeur forte, un peu sauvage. Yanis goûte.
— C’est… différent de celui du supermarché.
Aïcha sourit sans répondre. Le vent soulève légèrement son foulard rouge. Ses boucles d’argent brillent au soleil. Elle regarde les chèvres. Certaines grimpent déjà sur des rochers abrupts pour atteindre une touffe d’herbe plus verte.
Au loin, un petit nuage glisse lentement au-dessus des crêtes. Yanis regarde longtemps le paysage. Dans sa tête, les images de Paris — les voitures, les immeubles, le bruit — semblent soudain très lointaines.
Ici, le temps avance autrement.
Une chèvre blanche s’approche d’eux et renifle la poche d’Aïcha. Elle lui donne un petit morceau de pain. Yanis rit doucement.
Pour la première fois depuis son arrivée, il ne pense plus au vacarme de la civilisation, ni à la fatigue du voyage, ni au monde qu’il a laissé derrière lui.
Il regarde simplement les montagnes respirer lentement sous la lumière. Aïcha se lève finalement, reprend son bâton… puis s’arrête. Elle regarde la grande vallée devant eux.
Elle se tourne vers Yanis avec un petit sourire mystérieux.
— Maintenant… écoute encore.
Elle porte ses mains autour de sa bouche et crie vers la vallée :
— Yaaaanis !
Le cri traverse l’air clair, glisse le long des falaises… puis quelques secondes plus tard revient, plus lointain, comme une voix venue d’ailleurs.
— …aanis… anis…
Yanis sursaute et éclate de rire.
— C’était quoi ça ?
Aïcha rit doucement.
— L’écho. La montagne renvoie ta voix.
Elle lui fait signe.
— Essaie.
Yanis hésite, puis se tourne vers l’immense vallée. Il inspire profondément et crie :
— Aïcha !
Le son part, frappe les falaises rouges… et revient en cascade.
— …cha… cha… cha…
Yanis ouvre de grands yeux, presque comme un enfant.
— On dirait que la montagne répond !
Aïcha hoche la tête.
— Les anciens disent que les montagnes parlent… mais qu’elles ne répètent que ce qu’on leur confie.
Le vent passe sur la pente. Les chèvres continuent de brouter tranquillement. Yanis essaie encore, plus fort cette fois :
— Bonjour la montagne !
Quelques secondes plus tard :
— …montagne… montagne…
Son rire résonne à son tour dans la vallée. Aïcha le regarde avec amusement. Elle aime voir ce mélange de surprise et de joie dans ses yeux.
Puis elle ramasse son bâton.
— Allez. Les pâturages sont encore plus haut.
Le troupeau recommence à avancer, comme une vague blanche et noire qui remonte la pente.
Le soleil est maintenant plus haut au-dessus des crêtes du Haut Atlas, et la lumière devient plus franche. Les ombres des rochers raccourcissent peu à peu. Le troupeau avance lentement, s’arrêtant souvent pour brouter les herbes sèches qui poussent entre les pierres.
Yanis commence à sentir la fatigue dans ses jambes.
Le sentier disparaît parfois, remplacé par une pente de cailloux gris et rouges. Mais Aïcha semble connaître chaque détour, chaque rocher.
Finalement, elle s’arrête et lève la main.
— On y est.
Devant eux s’ouvre une petite clairière naturelle, cachée entre deux grandes falaises ocre. Le vent y est plus doux, comme si les rochers formaient un abri contre les rafales de la montagne.
Au centre se trouve un grand rocher plat, noirci par endroits par les traces d’anciens feux. À côté, quelques pierres sont disposées en cercle : un foyer simple. Un peu plus loin, sous un vieux genévrier tordu par le vent, se trouve une petite construction basse faite de pierres sèches. Ce n’est pas vraiment une cabane, plutôt un abri de berger. Le toit est fait de branches couvertes de terre et d’herbes sèches.
L’entrée est si basse qu’il faut se pencher pour entrer.
À l’intérieur, l’ombre est fraîche. Le sol est couvert de tapis de laine épais, usés, mais propres. Dans un coin repose une outre en peau de chèvre remplie d’eau. Il y a aussi une petite théière cabossée, quelques bols en métal, et un sac de toile contenant du pain, des olives et du fromage.
Yanis regarde tout autour de lui.
— Tu passes la journée ici ?
Aïcha secoue la tête.
— Parfois la journée… parfois la nuit.
Pendant qu’elle parle, les chèvres se dispersent déjà sur les pentes autour de la clairière. Certaines montent plus haut vers les rochers, d’autres restent dans les herbes courtes près de l’abri.
Le tintement des clochettes flotte doucement dans l’air chaud.
Aïcha retire son burnous et le plie soigneusement sur le rocher plat. Elle attache son foulard un peu plus haut. Puis elle ramasse quelques branches sèches.
Avec des gestes tranquilles et précis, elle allume un petit feu dans le cercle de pierres. La fumée monte en un mince filet bleu qui se dissout dans le ciel immense.
Elle remplit la théière d’eau et y ajoute une poignée de menthe sauvage qu’elle cueille près de l’abri. L’odeur se répand rapidement : fraîche, verte, presque sucrée.
Yanis s’assoit sur le tapis à l’entrée de l’abri.
Devant lui, le paysage s’étend à perte de vue. Des montagnes ondulent jusqu’à l’horizon, leurs couleurs changeant du rouge au violet selon la lumière.
Aïcha verse le thé brûlant dans deux petits verres. Elle tend un verre à Yanis. Ils boivent en silence.

Le troupeau broute paisiblement autour d’eux. Par moments, une chèvre passe devant l’abri et jette un regard curieux.
Yanis regarde les montagnes et prend une grande respiration. Tout semble simple ici. Lent. Équilibré.
Aïcha, assise sur le rocher, observe les chèvres avec attention. Puis se lève doucement et disparaît un instant dans l’abri de pierre. Elle en ressort avec un petit tabouret de bois et un seau en métal cabossé qui a déjà servi des centaines de fois.
Elle choisit une chèvre blanche aux longues oreilles, l’attache calmement près de l’abri, puis s’assoit sur le tabouret.
Je m’approche, curieux.
Aïcha se penche légèrement et commence à traire. Ses mains bougent avec une dextérité étonnante, sûre, presque musicale. À chaque pression sur la mamelle, un jet de lait clair frappe le fond du seau avec un petit bruit régulier.
Tac… tac… tac…
Le rythme devient presque hypnotique.
Je regarde ses mains travailler, fasciné par la précision de ses gestes. Tout semble simple pour elle, naturel, comme si elle faisait cela depuis toujours.
Je me rapproche un peu. Elle relève les yeux vers moi.
— Tu veux essayer ?
Je reste un instant surpris. Ses yeux marron scintillent dans la lumière.
— Heu… oui… pourquoi pas.
Elle esquisse un sourire.
— Viens.
Elle se lève et me laisse sa place. Je m’assois maladroitement sur le tabouret, face à la chèvre qui me regarde d’un air calme.
Aïcha se place derrière moi. Le tabouret est petit. Nous sommes assis tout près l’un de l’autre. Elle prend doucement mes mains dans les siennes pour me montrer le geste. Je sens l’odeur de ses cheveux portée par le vent — une odeur de henné.
Sa présence est chaude contre mon dos.
Avec patience, elle guide mes doigts.
— Regarde…
Ses mains referment les miennes autour de la mamelle. La peau est douce et tiède.
J’essaie de presser légèrement. Rien ne sort.
Aïcha rit doucement.

— Non… pas comme ça.
Elle resserre mes doigts.
— Là. Tu pousses… et ensuite tu appuies.
J’essaie de nouveau. Un petit jet de lait frappe le seau. Je souris, surpris.
— Ça marche !
— Recommence.
Je répète le mouvement. Cette fois le rythme s’installe.
Tac… tac… tac…
— Tu vois ? dit-elle doucement.
— Garde la cadence. C’est important.
— Pourquoi ?
— Parce que c’est mieux… plus agréable pour la chèvre.
Elle pose alors son menton sur mon épaule, observant mes mains travailler. Son souffle passe près de mon cou.
Autour de nous, la montagne respire lentement. Aïcha murmure près de mon oreille :
— Oui… comme ça.
Je sens sa présence tout contre moi, tranquille, confiante.
— N’arrête pas.
— C’est bien.
Aïcha pose un instant ses mains sur mes jambes. Le contact est léger, presque distrait, mais je sens une étrange chaleur se répandre dans mon corps.
— Continue, dit-elle doucement. C’est bien.
Je ferme les yeux un instant. Sa voix m’enchante ; je m’imagine la voir danser avec grâce pour moi. Mais je me concentre de nouveau sur le mouvement de mes mains. Le lait continue de couler dans le seau, régulier comme une petite pluie.
Je pense à elle. À sa douceur tranquille. À cette façon qu’elle a de vivre avec la montagne comme si elle en faisait partie.
Soudain, je sens ses mains se poser sur mes bras. Une chair de poule me parcourt.
— Tu as froid ? demande-t-elle.
— Non… c’est ton contact.
Elle sourit.
Le jet de lait ralentit peu à peu. Le seau est presque plein. Autour de nous, les chèvres broutent paisiblement, et le vent fait danser les herbes courtes.
Aïcha reste un instant derrière moi sans bouger. Je sens sa présence, calme et chaleureuse, comme si la montagne elle-même s’était rapprochée.
Quand je me retourne enfin, nos regards se croisent. Et pendant une seconde, le monde autour de nous semble s’effacer.
On dirait qu’elle hésite un instant, comme si elle écoutait quelque chose au fond d’elle-même. Puis elle sourit, ce sourire simple que je commence à connaître.
Aïcha me regarde encore un moment, puis pose doucement sa main sur ma joue. Son geste est lent, presque timide. Je sens mon cœur battre plus fort.
Elle s’approche un peu… puis un peu plus encore.
Et avant que je comprenne vraiment ce qui se passe, elle dépose un baiser léger sur mes lèvres. Un baiser bref. Puis elle recule, les joues légèrement rosies par le soleil.
Elle se lève et va dans l’abri chercher une couverture qu’elle dépose par terre sur la grande dalle de roche.
Elle s’approche de moi et tire doucement ma main pour m’inviter à la suivre.
Je baisse les yeux un instant et remarque la bosse de mon jogging. La chaleur me monte aux joues.
Aïcha le voit aussi. Son regard s’attarde une seconde, puis elle relève les yeux vers moi avec un petit sourire malicieux.
Arrivée au pied de la couverture, elle se rapproche de moi. Nos corps se collent. Elle lève les yeux vers moi et m’embrasse à nouveau. Je l’enlace doucement. Mes mains se posent dans son dos, hésitant au début, puis plus sûr.
Nos baisers deviennent plus longs, plus profonds, comme si nous découvrions un langage nouveau.
Aïcha sourit contre mes lèvres. Elle dénoue lentement sa fouta et la laisse glisser sur la couverture, puis retire une première couche de vêtements, simplement pour être plus à l’aise dans la chaleur du soleil. Je sens la douceur de sa silhouette à travers le tissu léger qui lui reste.
Ses mains deviennent à leur tour plus audacieuses. Elles glissent le long de mes bras, puis de mon bassin, avant de plonger dans mon jogging.
Je sens mon souffle se troubler. Aïcha relève les yeux vers moi, un sourire discret aux lèvres, comme si elle comprenait exactement l’effet qu’elle me fait.
Elle souffle à mon oreille.
— Elle est déjà bien droite… Elle dépasse de beaucoup. Dit-elle les yeux pétillants.
— Elle n’a jamais été aussi droite. Tu es quelqu’un de magique.
Alors qu’elle tient ma queue dans sa main.
— Je…
— Chut…
Je voulais lui dire une chose qui me tient à cœur. Mais elle crache dans sa main, la glisse dans mon slip et commence à me masturber, en cadence, par des gestes similaires à la traite.
Je commence à gémir… mais elle s’arrête net…
Elle recule de deux pas, défais les derniers vêtements sur elle, et je découvre sa nudité. Elle prend le seau de lait et en verse sur son épaule. Le lait coule le long de sa poitrine et elle me demande :
— Lèche-moi.
Je m’avance à petits pas. J’ai peur… mais une curiosité brûlante me dévore.
Ma main frôle son bras. Lentement, je remonte vers son épaule, à quelques centimètres seulement de sa peau. La chaleur qui se dégage d’elle me trouble.
Je me penche et dépose un baiser dans son cou.
Ma langue suit doucement les traces laissées sur son épaule. Le goût est doux, presque sucré.
Aïcha ferme les yeux.
Je sens son souffle se mêler au mien. Ma tête se pose un instant contre elle, comme si le monde entier venait de disparaître. Je l’embrasse dans le cou.
Je lèche la peau imbibée de ce lait. Ma langue suit son écoulement.
J’arrive à sa poitrine. Elle est petite, en forme de goutte d’eau, comme deux poires délicates. Plus pleine vers le bas et plus fine au sommet, elle dessine une courbe naturelle et tendre. Au centre, de petites aréoles entourent des tétons qui s’imposent, qui se durcissent sous le frôlement de ma langue.
Elle prend alors mes mains et les guide doucement autour de son bassin.
Dans ce silence immense, nos deux respirations deviennent la seule chose qui existe.
Intrigué par les réactions que ma langue provoque, je me rapproche encore d’elle. Mes lèvres frôlent sa peau et je sens son souffle se troubler.
Puis je lui suce le téton. Je tente instinctivement de reproduire le geste de la traite des chèvres, mais avec ma bouche, dans un rythme lent et régulier.
La réaction est immédiate.
Aïcha ferme les yeux et un frisson parcourt tout son corps. Un léger gémissement lui échappe. La pointe de son sein s’est durcie. La texture de son aréole a changé aussi : plus ferme, vibrant sous le passage de mes lèvres.
Puis, dans un souffle tremblant, elle murmure :
— Oui… continue… c’est si bon…
Elle s’interrompt soudain, comme prise d’une impulsion soudaine. Elle se recule légèrement et s’agenouille, tirant doucement sur mon jogging.
Je reste immobile, surpris. Aïcha relève les yeux vers moi. Un sourire amusé étire ses lèvres.
— Eh bien… dit-elle dans un souffle, impressionnée.
Je hausse les épaules, un peu gênées.
— Tu crois ?
Elle penche la tête, comme pour mieux me regarder, les yeux brillants.
— Disons que… tu ne passes pas inaperçu. Il est hors norme.
Puis elle rit doucement, un rire léger.
Sa main se pose sur ma hanche. Son geste est lent, presque timide. Je sens mon souffle se troubler.
Elle se penche alors vers moi, posant d’abord un baiser léger contre mon ventre, puis un autre, un peu plus bas. Ses lèvres effleurent ma peau avec une délicatesse inattendue.
Le monde autour de nous semble disparaître. Le silence des montagnes du Haut Atlas nous entoure.
Sa langue s’attarde, explorant lentement, avec une douceur qui me fait fermer les yeux.
Elle ne se presse pas.
Par moments, ses mains se déplacent, accompagnant ses gestes avec une précision instinctive, comme si elle cherchait à comprendre ce qui me fait frissonner.
Le rythme change parfois — plus lent, puis un peu plus assuré — mais jamais brusque. Toujours à l’écoute.
Je la regarde. Elle relève un instant les yeux vers moi. Un sourire discret éclaire son visage, comme si elle savourait autant que moi ce moment suspendu.
Je passe une main dans ses cheveux sombres, encore tièdes du soleil et parfumés au henné. Mes doigts s’y enfoncent délicatement, puis je la guide légèrement vers l’avant. Sa bouche engloutit une portion plus importante.
Je me sens emporté dans un autre monde, perdu dans la douceur de ce moment et dans la chaleur du plaisir qui me submerge.
Instinctivement, je prends sa tête entre mes deux mains et accompagne son mouvement. Peu à peu, presque malgré moi, je la pousse un peu plus loin.
Un bruit sourd monte de sa gorge, un raclement étouffé.
Puis, sans vraiment comprendre pourquoi, je tire encore sa tête vers moi.
Tout s’arrête d’un coup.
Elle se dégage brusquement et se redresse. Son souffle est court, brisé. Elle porte une main à sa gorge et tente de reprendre sa respiration.
— T’es fou ! J’ai failli m’étouffer !
Je reste figé, la panique me traverse.
— Désolé… je… je ne voulais pas… j’ai…
Elle lève la main pour m’arrêter, respirant encore fort. Elle se redresse. Fais quelque pas.
— Ça va… laisse-moi juste… une seconde…
Le vent passe sur la pente, et pendant un instant, on n’entend plus que sa respiration qui revient lentement.
Je m’approche d’elle. La serre dans mes bras. L’embrasse sur le front.
— Je suis désolé.
— Ça va… dit-elle en me regardant, encore essoufflée. Mais je n’aime pas qu’on me force.
— D’accord. Je comprends.
Puis elle s’allonge sur la couverture, posée sur la roche.
— Allez, viens, dit-elle avec un sourire. Laisse-moi le contrôle.
Elle tapote doucement le sol de la main pour m’inviter à la rejoindre. Je lui fais un signe de tête. Puis je me couche à côté d’elle sans la toucher. On reste comme ça quelques secondes.
— À toi maintenant, me dit-elle.
— À faire quoi ?
Elle est sur le dos, puis se tourne légèrement, d’environ quarante-cinq degrés, et plie les jambes. Je ne vois plus son visage. Alors je me redresse et m’assois.
C’est à ce moment-là qu’elle écarte les cuisses.
Mes yeux s’écarquillent lorsque je découvre sa large toison noire, qui dissimule son anatomie. Elle m’avouera plus tard qu’elle ne s’est jamais rasée. Et, je dois l’avouer, savoir que ces poils sont naturels me rend encore plus curieux.
Ma main se rapproche timidement. Voyant que je tergiverse, elle prend ma main et la pose directement sur son sexe.
— Ne t’inquiète pas, elle ne mord pas.
Je rougis timidement, mais je souris devant sa confiance et sa bienveillance.
Puis l’un de mes doigts se faufile, trouvant un passage plus chaud, plus humide. Je sens son corps réagir à ce geste. Troublé, je retire aussitôt mon doigt et reste un instant immobile, hésitant encore.
Alors sa main vient se poser sur mon poignet. Non pour m’arrêter, mais pour guider doucement mon mouvement.
Peu à peu, je comprends le rythme qui lui plaît — lent, attentif.
Mes doigts explorent avec précaution le passage. À chaque geste, je sens son corps réagir. Lorsqu’ils remontent vers le haut, un léger gémissement lui échappe.
Encouragé par sa réaction, je poursuis mon mouvement, un peu plus assuré. Sa respiration change, plus profonde.
— Oui… c’est bon, ça.
Puis, sous mon doigt, je sens une petite zone différente, plus sensible que le reste. À peine je l’effleure qu’elle frissonne. Son bassin se soulève légèrement et un souffle lui échappe.
— Oui… là, murmure-t-elle.
— Quoi, là ?
Je marque une hésitation. Puis, sous mon doigt, je sens une petite zone différente, plus sensible que le reste.
— L’endroit où tu étais… continue.
Je recommence doucement, avec plus d’attention, effleurant ce point délicat. Alors je comprends que j’ai trouvé quelque chose d’important.
Chaque fois que mon doigt revient à cet endroit, son corps répond aussitôt — un frisson, un souffle plus court, un gémissement retenu.
Peu à peu, guidé par ses réactions, j’apprends ce langage secret du plaisir.
Mais j’ai du mal à le trouver sous mes doigts. Il se cache sous un pli de peau, discret, presque timide. Puis soudain… le voilà.
Je dessine de lents cercles autour de lui.
— Oooh… oui…Oooh… oui…
Son corps se tend. Un frisson la traverse et un gémissement lui échappe. Alors, elle pose ses mains sur ma tête et me guide doucement vers elle. Ses cuisses s’ouvrent plus largement, comme une invitation silencieuse.
Dans un souffle, elle murmure :
— Lèche…
Un passage humide s’entrouvre légèrement. Je m’approche et tente un mouvement de langue, encore maladroit.
Elle éclate d’un petit rire.
— Non… pas comme ça…
Elle approche ses doigts et écarte doucement ses lèvres. Devant moi se révèle un paysage intime, d’un rose profond, brillant sous l’humidité qui le fait luire à la lumière.
Je reste un instant à regarder, presque fasciné par cette découverte.
Ma main s’avance timidement. Du bout du doigt, je frôle la douceur de sa peau, puis je laisse mon geste s’aventurer plus loin, guidé par la chaleur qui s’en dégage.
L’endroit est humide, vivant. Mes doigts apprennent peu à peu ses reliefs, glissant avec précaution.
Je remonte ensuite le long de ses lèvres, explorant doucement, jusqu’à sentir sous mon doigt une petite forme cachée, protégée par un mince capuchon de peau.
À peine touché,
Elle crie :
— Oui… là… lèche.
J’approche ma tête. Ma langue touche sa peau, puis je relève légèrement la tête. Mes mouvements deviennent plus réguliers, guidés par de lents va-et-vient de ma langue qui parcourt toute sa chaleur.
Elle commence à gémir. Son corps se tend, parcouru de spasmes.
Ses doigts lâchent la peau de ses lèvres, qui se referment doucement, comme un rideau à la fin d’un spectacle. Cette action m’a trop excité. Alors, de mes deux mains, j’écarte de nouveau ses lèvres, plus largement qu’elle ne l’avait fait.
Ma langue reprend ses mouvements, de bas en haut, plus larges cette fois. Pourtant, c’est surtout lorsque je me concentre sur ce petit point sensible que je sens son corps réagir avec plus d’intensité.
Alors je m’y attarde, sans relâche, jusqu’à en perdre mon souffle.
Ses gémissements montent peu à peu, mêlés à des éclats de rire nerveux. Son plaisir semble grandir à chaque instant. Et cela me procure moi-même une étrange joie : celle de sentir que ce que je lui donne la rend heureuse.
Mais soudain son corps se met à trembler de plus en plus fort. Les spasmes la traversent. Dans un souffle coupé, entre rire et gémissement, elle finit par me demander d’arrêter.
Puis elle éclate de rire et me dit :
— Prends-moi.
— Comment ?
Elle m’attrape doucement par le bras et me tire vers elle. Nous nous retrouvons côte à côte. Pendant quelques secondes, nous reprenons notre souffle.
Elle se tourne vers moi. Elle commence par de lentes caresses, quelques baisers déposés sur mon corps, puis se glisse au-dessus de moi. Nos poitrines se rencontrent, et le contact de nos pointes ravive aussitôt le désir.
Peu à peu, mes doigts s’animent et glissent le long de ses formes. Je sens la douce cambrure de son dos, l’arrondi de ses fessiers, la rondeur de ses hanches sous mes paumes.
Je ferme les yeux un instant.
Dans l’obscurité de mes paupières, sa silhouette se dessine comme une ligne douce. Et chaque mouvement de mes doigts semble tracer, dans l’air et dans mon esprit, le contour fragile et fascinant de son corps.
Elle m’embrasse sur la bouche. Elle frotte son corps de haut en bas. Elle parcourt ma poitrine de baisers, puis suce mon téton.
Sans plus attendre, je bande. Je commence à ressentir la chaleur. Son corps se frotte à moi. Plus fort. Plus rapidement. Elle appuie son bassin à chaque passage sur ma verge.
Je sens le passage de ses poils pubiens sur ma longue queue, puis le centrage de sa chatte, qui laisse échapper un peu de fluide et lubrifie naturellement ma queue.
Elle se redresse lentement au-dessus de moi, ses cheveux tombant autour de son visage. Un instant, elle reste ainsi, immobile, les yeux plongés dans les miens, comme pour s’assurer que je suis encore là, avec elle.
Je continue de la caresser, effleurant les parties de son corps que mes mains peuvent atteindre.
Elle maintient ma verge de sa main. Puis elle s’accroupit. Le mouvement est lent, presque hésitant, comme si elle écoutait son propre souffle. Je sens son corps s’aligner au mien.
Mes mains s’arrêtent un instant, surprises par ce que je ressens. Je retiens mon souffle.
Elle ferme les yeux une seconde, concentrée, puis laisse échapper un soupir très doux. Dans ce silence suspendu, je sens simplement que nous ne faisons plus qu’un.
À mon tour, je ferme les yeux, tant les sensations explosent dans ma tête. Elle commence à bouger lentement, élevant puis abaissant son bassin dans une cadence régulière. Peu à peu, le rythme s’intensifie. Son corps descend toujours un peu plus bas, comme guidé par une force intérieure qui cherche sa propre harmonie. Des gémissements lui échappent, d’abord discrets, puis plus profonds.
J’ouvre les yeux.
Je découvre alors l’effet puissant du plaisir qui la traverse. Elle semble ailleurs, emportée par chaque mouvement, comme si une vague invisible parcourait tout son corps. Les rayons du soleil glissent sur sa peau nue et la font briller doucement. Ses seins dessinent de lents cercles au rythme de son bassin qui ondule avec une grâce sauvage.
Elle baisse un instant les yeux.
Nos regards se croisent. À cet instant, je vois dans le fond de ses yeux une intensité presque animale, la force brute de notre étreinte. Ses cheveux voltigent autour de son visage, emportés par ses mouvements.
Tout son corps balance, pris dans cette vague qui la traverse. Une fine pellicule de sueur fait luire sa peau sous la lumière.
Accroupie, les cuisses écartées, elle garde l’équilibre en posant ses mains sur ses genoux, tandis que chaque mouvement semble la rapprocher un peu plus du vertige du plaisir.
Elle crie crescendo. Son ventre se contracte par spasmes, comme traversé par une vague trop forte pour être contenue. À cet instant… le monde autour de nous semble disparaître.
Ses jambes se mettent à trembler. Peu à peu, elles cessent de la soutenir. Son corps vacille, emporté par ce qui la traverse. Ses fesses retombent contre mes jambes et un cri lui échappe :
— La vache…
Puis elle reste immobile un moment, comme vidée de toute force, le souffle encore court.
Je la regarde. Nos yeux se croisent. Ses yeux scintillent sous la lumière du soleil, encore troublés par l’intensité de ce qu’elle vient de vivre. Sa peau brille légèrement, chaude, vivante, et son corps s’est couché contre le mien, abandonné pour quelques secondes à ce calme fragile qui suit la tempête.
Et je comprends alors que nous sommes encore étroitement enlacés.
Elle ne bouge plus. Elle prend de petites respirations, lentes et profondes. Je remue légèrement le bassin.
Elle gémit… puis éclate d’un petit rire.
— Non… ne bouge plus.
— Pourquoi ? Tu as mal ?
Elle grimace légèrement, puis secoue la tête.
— Oui… un peu. On dirait que… tu es au fond de moi.
Elle tente de se redresser légèrement pour se dégager, mais rien n’y fait. Son mouvement s’arrête net. Elle reste immobile, les yeux ronds de surprise.
Alors je lui dis :
— Attends… on dirait qu’on est coincé…
— Comment ça, coincé ? On fait quoi ?
— Je crois que je n’ai pas éjaculé
— Et …
Nous restons quelques secondes sans bouger, essayant de comprendre ce qui nous arrive. Le soleil chauffe doucement la pierre sous nous et, autour, le silence de la montagne semble soudain très attentif.
— On patiente un peu… dit-elle en reprenant son souffle. Je dois récupérer.
J’essaie de bouger légèrement.
— Aïe… attends !
Elle me regarde, mi-inquiète, mi-amusée. Elle réfléchit un instant, puis ses yeux s’éclairent.
— Tu sais… c’est comme au village. Quand deux chiens s’accouplent, ils peuvent rester coincés.
Je la regarde, incrédule.
— Sérieux ?
Elle éclate de rire.
— Pour ça, on leur jetait un seau d’eau !
Je reste un instant silencieux… puis je me mets à rire moi aussi.
Le rire nous secoue tous les deux, et pendant quelques secondes, la tension disparaît. Nous sommes là, coincés l’un à l’autre au milieu de la montagne, sous un soleil éclatant, comme deux idiots qui ne savent plus quoi faire.
Elle finit par essuyer une larme de rire au coin de son œil.
— Bon… le seau d’eau, on va oublier, dit-elle en regardant autour d’elle.
Je jette un regard vers le troupeau. Les chèvres broutent tranquillement, indifférentes à notre situation.
— Heureusement qu’elles ne racontent rien, dis-je.
Elle me donne une petite tape sur l’épaule.
— Tais-toi… ça va finir par se décoincer.
Nous restons immobiles quelques instants. Le vent passe doucement dans l’herbe et les clochettes du troupeau tintent au loin.
Puis elle inspire profondément.
— Attends… j’ai une idée.
— Une bonne idée ou une idée du village ?
Elle sourit, malicieuse.
— Une idée de femme.
Elle se penche légèrement vers moi et pose son front contre le mien.

— On respire calmement… et surtout, on ne panique pas.
Nous restons ainsi quelques instants, respirant ensemble, essayant de nous détendre. Au loin, un aigle tourne lentement dans le ciel.
Peu à peu, nos respirations se synchronisent. Le calme revient. Mon corps se détend lentement, comme si toute la tension quittait mes muscles.
Les minutes passent dans le silence de la montagne.
Au bout d’un moment, je sens la pression se relâcher doucement. Son corps aussi se détend peu à peu. Quinze minutes peut-être… ou davantage. Le temps semble s’être étiré.
Puis, soudain, je sens que nous nous libérons enfin.
Elle recule légèrement et laisse échapper un soupir de soulagement.
— Eh ben… on aura tout vécu aujourd’hui.
Je la regarde et nous éclatons de rire, encore un peu étourdis par cette étrange aventure au milieu des pâturages. Nous nous couchons sur la couverture en fixant le ciel immense.
Je saisis sa main. Elle me la serre fort. Le bleu au-dessus de nous semble sans fin. Le vent glisse doucement sur la pente et fait tinter les clochettes du troupeau au loin.
Après quelques secondes de silence, elle murmure :
— Mon Dieu… c’était trop bon. T’es doué.
Je tourne la tête vers elle, un peu gêné.
— Heu… c’était la première fois.
Elle se redresse brusquement sur un coude.
— Attends… t’es vierge ?
Je sens mes joues chauffer.
— Oui…
Elle éclate de rire.
— T’es venu au bled pour te dépuceler ?
Je hausse les épaules en souriant.
— J’avais pas prévu notre rencontre.
Elle me regarde un instant, les yeux pétillants.
— En tout cas… c’était sacrément intense.
Nous nous remettons à rire tous les deux.
Après avoir repris nos esprits, elle se lève, mais en titubant légèrement. Je la regarde, amusé.
— Ça va ?
— Oui… dit-elle en soupirant, encore un peu étourdie.
Je me redresse à mon tour et m’étire longuement, appuyant mon dos contre l’arbre. Elle jette un regard vers moi… puis éclate de rire.
— Quoi ? je demande.
— T’as une sacrée merguez entre les jambes.
Je baisse la tête, un peu gênée.
— Ah bon ? C’est un compliment ?
Elle rit.
— Bien sûr que c’en est un.
Elle plisse les yeux en me regardant avec un air malicieux.
— Et t’as même pas éjaculé…
— C’est-à-dire ?
Elle secoue la tête en riant.
— Attends… tu ne te branles pas ?
— Non…
Elle me regarde comme si j’étais un extraterrestre.
— T’es bien le premier mec que je connais qui ne se branle pas.
— Ah bon ?
Elle hausse les épaules en souriant.
— Ben oui… les garçons de mon village passent leur temps à parler de ça.
Je reste un instant silencieux, un peu embarrassé. Elle me donne un petit coup d’épaule.
— T’inquiète… c’est peut-être pour ça qu’on était coincé.
Je la regarde, surpris.
— Sérieusement ?
Elle éclate de rire.
— Mais non, idiot ! J’en sais rien… je dis ça comme ça.
Je secoue la tête en souriant à mon tour.
— Tu m’as fait peur.
Elle s’étire longuement, levant les bras au-dessus de sa tête. Le soleil glisse sur sa peau nue encore chaude. Puis son regard devient insistant envers moi. Je le remarque.
— Il se passe quoi ?
Elle penche la tête, réfléchissant un instant.
— Je peux pas te laisser comme ça.
— Comment ça ?
— Tu vois… tes bourses sont pleines. Il faut que je les vide.
Elle s’approche de moi en ondulant doucement, presque comme une danse. Je reste appuyé contre l’arbre, sentant l’écorce chaude dans mon dos. La chaleur de l’après-midi enveloppe la clairière, et le vent fait frissonner les herbes autour de nous.
Elle se colle à moi. Sa main se pose avec assurance sur mon sexe. Ses doigts commencent à jouer lentement, réveillant peu à peu la tension qui sommeillait encore.
Puis elle se penche. Je reste immobile, le dos appuyé contre l’arbre. Son visage disparaît de ma vue. Je sens alors l’humidité de sa bouche m’envelopper. Ses gestes deviennent plus assurés, guidés par un rythme qu’elle semble connaître par cœur. Ses mains entourent ma verge et accompagnent le mouvement.
Je sens ses doigts glisser, tandis que ses lèvres reviennent sans cesse vers le bout, avec une ardeur qui me fait perdre peu à peu le contrôle de mes sens
Les sensations montent en moi comme une vague impossible à retenir. J’essaie de me maîtriser, de ralentir ma respiration… mais c’est trop tard. Un frisson me traverse tout entier. Je laisse échapper un gémissement, puis un autre, incapable de retenir ce qui m’envahit.
Elle continue, attentive à chacune de mes réactions, accélérant légèrement le rythme comme si elle devinait exactement ce qui se passe en moi.
Puis tout explose d’un coup.
Je ferme les yeux, submergé par l’intensité du moment. Mon corps se tend contre l’arbre, et, pendant quelques secondes, le monde disparaît complètement.
Quand j’ouvre à nouveau les yeux, elle se redresse lentement, un sourire amusé au coin des lèvres. Elle avale, puis passe sa langue sur celles-ci comme pour en savourer encore la trace.
Elle rit doucement, encore un peu essoufflée.
— J’adore ce goût salé.
Je secoue la tête, encore étourdie.
— Tu m’as achevé.
Elle hausse les épaules avec un air fier, essuyant du bout des doigts le coin de sa bouche avant de me regarder avec un sourire malicieux.
— En tout cas… dit-elle en reprenant son souffle, je ne vais pas oublier cette journée.
— Moi non plus.
Je regarde les montagnes autour de nous, les chèvres dispersées dans l’herbe, le ciel immense…
Et au milieu de tout cela, elle.

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Commentaires

Grandpre
il y a 14 jours

J'adore, merci